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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 18:18

Quels sont les styles de Taiji Quan (Taichi chuan)?

 

Style Yang

créé par Yang Lu Chan
(1799-1872)

Style Wu

Wu Jian Quan
(1870-1942)

Style WuHao (ou Hao)

Wu Yu Xiang
(1812-1880)

Style Sun

Sun Lu Tang
(1861-1932)



 

 

et le style Chen : créé par Chen Wangting (1600-1680). On ajoute parfois le style Zhaobao (du nom du village proche de Chenjiagou) créé par Chen Qingping (1795-1868).

Chen Wangting

 

 

 

Les illustrations ci-dessous présentent le mouvement " Dan Bian " (Simple Fouet) tel qu'il est effectué dans chacun de ces cinq styles:

 

Style Chen

Style Yang

Style Wu

 

Style Wu (Hao)

 

Style Sun

 

La question de savoir quel style est " le meilleur " ou " le plus traditionnel " donne toujours lieu à d'âpres disputes entre les différentes écoles. Pourtant, il est évident qu'aucun style n'est " le meilleur " dans l'absolu ! Si l'on tient vraiment à se poser cette question, comme toujours, il n'y a pas de réponse universelle : le " meilleur style " est le plus adapté aux objectifs et capacités de chacun (chaque style possédant ses caractéristiques propres) ! Ainsi, certains styles et/ou écoles mettent l'accent uniquement sur l'aspect santé du Taijiquan, d'autres sur l 'aspect martial. Les deux sont respectables, le choix est individuel. Il faut également tenir compte de la qualité de l'enseignant, de sa pédagogie et de son honnêteté, de l'ambiance du club…
                                                    

Au cours de l'histoire l'art de Tai Chi Chuan a évolué à travers différentes écoles. Une école est née lorsqu'on constate des différences considérables avec d'autres écoles ; le plus souvent, l'élève devenu maître adapte et reconfigure son art par rapport à ce qu'il a appris. Dans le cas de Sun Lu-Tang, par exemple, il y avait mélange de Tai Chi Chuan avec les deux autres arts internes les plus importants : le Xing-yi et le Bagua Zhang. Dans le cas de Cheng Tin-Hung, fondateur de l'école Wudang, il y a des maîtres dont les lignées remontent aux styles Wu, Yang et Chen : le résultat est donc différent de l'école Wu avec laquelle l'école Wudang est le plus souvent associée.


ECOLE CHEN
Au centre de toutes les lignées se trouve le village du clan des Chen. C'est là où Yang Luchan, le grand-maître à la racine de la plupart des écoles, apprit l'art au milieu du 19ème siècle. En revanche, la pratique de l'école Chen aujourd'hui diffère considérablement de l'école Yang et ses dérivés. Les mouvements sont plus gymniques, plus explosifs et on dirait bien plus proche des écoles d'arts martiaux " externes " du type Shaolin. L'école Chen est aussi particulière parce qu'elle ne reconnaît pas Chang Sanfeng en tant que fondateur de l'art : selon eux ce fut Chen Wangting et la transmission de l'art serait restée dans la famille Chen jusqu'à Yang Luchan.

Précisions

Le style Chen est le plus ancien qui soit connu en Chine, comme en atteste le manuel de Chen Pinsan. Il fut codifié vers le debut de la moitié du 17ème siècle par Chen Wangting. Chen Wangting, alors déja agé, s'etait retiré dans la province du Henan. Dans sa jeunesse, il avait reçu une formation militaire, puis assumé des charges militaires pendant de nombreuses années. La forme de Taiji Quan créé par lui était, à l'origine, une technique de combat. Une partie de cette technique a été decrite par Chen Pinsan dans le manuel précité sous forme de dessins reproduisant les mouvements, et accompagnés de commentaires. Le Style Chen a été reproduit en 1963, dans un manuel publié par la Chine populaire (Chen Shi Taiji Quan, Beijing: Renmin tiyu Chubanshe, 1963). On y trouve deux enchainements de ce style. Le premier enchainement comporte 83 séquences , et le second en comprend 71.
La méthode Chen se caracterise par l'alternance de rythmes lents et rapides. Les mouvements sont circulaires, fermés et assez complexes. Ils sont éxecutés avec vigueur. 


Il semble que Chen Wangting, créateur de son style, avait déja fait des recherches assez poussées sur le travail du souffle (Qi), visant à developper l'energie interne (Nei Qi), afin de completer sa technique de combat et de se rendre invincible face aux adversaires. Dans son manuel, Chen Pinsan a repris et noté ses recherches, et il y a même présenté une liste de points vulnérables du corps humain. Il s'agit donc d'un style "Interne". Le petit fils de Chen Wangting, Chen Changxing (1771-1853), continua à enseigner cette méthode aux proches de sa famille. Il eut parmi ses disciples un pratiquant dont le nom de famille est devenu célèbre dans toute la Chine; il s'appelait Yang Luchan (1789-1872). C'est grâce à ce dernier que le Taiji Quan, jusque là gardé volontairement secret, est sorti de la famille Chen, pour être transmit par la suite au grand public.

 


ECOLE YANG
Il faut distinguer l'école Yang (où même la pratique officielle de la famille Yang) de la lignée Yang, qui comprend diverses autres écoles à titre individuel (notamment le style Wu). L'école Yang est l'école la plus répandue aujourd'hui avec de maintes variantes. Elle est descendue du légendaire Yang Luchan (Yang l'invincible) qui a amené le Tai Chi Chuan dans la lumière du grand jour lorsqu'il enseigna à la noblesse mandchoue vers la fin du dix-neuvième siècle. A partir de Yang Luchan, c'est surtout grâce à son petit-fils Yang Chenfu que l'on a vu se développer l'école Yang. La pratique est moins gymnique que dans l'école Chen, les mouvements plus calmes.

                                                                                           
Précisions
Yang Luchan était originaire de la province du Hebei.
Il avait appris des son enfance quelques techniques de combat. Orphelin assez jeune, il dut s'enroler dans la milice de son village. Puis, il decida d'aller étudier le Taiji Quan dans la famille de Chen Changxing, petit fils du créateur de ce style. Malheureusement, Chen Changxing (1771-1853) n'enseignait cette discipline presque exclusivement qu'aux membres de sa famille. Yang Luchan fut donc contraint de s'engager comme serviteur chez Chen Changxing, afin d'espionner ce dernier et d'apprendre, en cachette, le Taiji Quan.

LE manège dura des années, jusqu'au jour où Yang Luchan fut decouvert par Chen Changxing. Celui-ci, tres en colere, lui demanda néanmoins de faire une demonstration de ce qu'il avait appris. Et l'élève clandestin reproduisit les mouvements avec une telle précision que le maitre, ému et fier, decida de l'accepter pour disciple et de lui transmettre son art. Yang Luchan regagna ensuite sa province natale, le Hebei, où il enseigna le Taiji Quan aux jeunes gens de son village. Puis il quitta son village pour aller enseigner à Beijing, où il fonda une Ecole. Yang Luchan eut trois fils qui jouèrent tous un rôle important dans la transmission du Taiji Quan. Le Second des trois eut à son tour trois fils, et c'est le dernier d'entre eux, Yang Chenfu (1883-1936) qui est à l'origine de la propagation du Taiji Quan dans toute la Chine et à l'étranger. En effet, à partir de 1928, Yang Chenfu voyagea dans toutes les grandes villes Chinoises où il forma des milliers de Disciples. Certains d'entres eux s'établirent ensuite à Hong Kong, Singapour et au Etats Unis, où ils diffusèrent cette pratique.
En 1931 parut en Chine un second ouvrage sur le Taiji Quan, rédigé par ses disciples, pour présenter au public la méthode qui porte desormais le nom de sa famille.
Cet ouvrage est composé de deux parties: Une partie Theorique rédigée dès 1925, à la demande de Yang Chenfu, par un de ses disciples; une partie pratique contenant 76 photos de lui montrant le deroulement de l'enchainement de son style, avec 85 mouvements. Certains de ses disciples ont, par la suite, personnalisé l'enseignement de leur maitre, en ajoutant ou en supprimant certains mouvements. Il en résulte que le style Yang comporte, actuellement de 81 à 108 mouvements. L'enchainement à 108 mouvements est enseigné surtout à Taiwan.
Le mérite de Yang Chenfu est d'avoir transformé le Taiji Quan, art martial à l'origine, en une technique visant essentiellement à prevenir les maladies, à rester en bonne santé et ainsi, à prolonger la vie. Son grand père, Yang Luchan, qui avait appris le Taiji Quan dans la famille Chen, avait considerablement modifié cette méthode. Yang Chenfu, à son tour, en a evacué toutes les difficultés, supprimant les passages rapides et les mouvements athlétiques. Ces modifications ont donné lieu à un nouveau Taiji Quan, beaucoup plus facile à executer, ce qui explique sa renommée.
Ainsi le style Chen, transformé au cours des trois générations de la famile Yang, a changé désormais de nom et d'essence. Ce nouveau style se caractérise d'une part par la lenteur et la regularité du rythme, et d'autre part par l'amplitude et la rondeur des mouvements.


Convenant mal à un Art Guerrier, ces particularités confèrent au Taiji Quan des vertus nouvelles qui provoquent, à l'heure actuelle, un engouements considérable chez les adeptes. Mais l'evolution du Taiji quan ne s'est pas arrêtée au style Yang. D'autres maitres ont également donné leur nom à cette discipline.
 


 

ECOLE WU
Yang Lu Chan avait trois fils qui enseignèrent le Tai Chi Chuan : Yang Banhou, Yang Fenghou et Yang Jianhou, la plupart des écoles Yang remontant à Yang Jianhou, qui changea la forme à mains nues et eu comme élève principal son fils, Yang Chenfu.
Entre les élèves de Yang Banhou, pour la plupart des militaires, se trouvait un certain Wu Quanyu (dont le nom de famille fut Wu). Il enseigna à son fils, Wu Jinchuan, fondateur de l'école Wu. Wu Jin Chuan enseignait beaucoup dans plusieurs grandes villes (Beijing, Shanghai, Hong Kong, ...) et avait un grand nombre d'élèves, d'où la popularité de l'école - l'une des principales lignées. Le père de Wu Jinchuan, Wu Quanyu (le plus souvent on n'utilise pas son nom de famille dans les généalogies) enseigna à d'autres ainsi que à son fils. Ainsi, on parle parfois d'une école Wu du nord : Beijing au lieu de Shanghai. L'école Wu du Nord présente des différences intéressantes avec les écoles Wu (du Sud) et Yang - les postures sont plus exigéantes surtout. Autrement, la pratique de l'école Wu ressemble beaucoup à l'école Yang, selon les styles et les maîtres.

 

Précisions
Un disciple de l'ecole Yang, du nom de Wu Quanyou (1834-1902), contribua, de son coté, à l'evolution du Taiji Quan. Il avait appris cette discipline avec Yang Banhou, le frère ainé du père de Yang Chenfu. Il transmis lui même son art à son fils Wu Jianquan (1870-1942). A travers les deux générations de la famille Wu, le Taiji Quan fut encore modifié. Des publications récentes sur ce nouveau style indiquent que l'enchainement Wu comporte 110 à 121 mouvements. Il est donc plus long que la forme Yang. Par rapport à celle-ci, les mouvements sont plus resserrés; dans certaines postures, le corps est plus penché en avant. De l'avis des enseignants, il est plus difficile à apprendre. C'est pourquoi il est moins populaire.


 

STYLE GUO ET LE STYLE SUN


a) Le style Guo
Du style Wu naquit le style Guo, du nom de son fondateur Guo Weizhen (1849-1920).
Tres peu connu du public, ce style est rarement mentionné dans les ouvrages. L'enchainement Guo est encore plus long que celui de Wu. Il comprend environ 200 mouvements. Ces mouvements sont encore plus resserrés que ceux de Wu. LE style Guo n'est pratiquement plus diffusé en Chine.

b) Le style Sun
Guo Weizhen eut pour élève, Sun Lutang (1860-1932). Ce dernier était deja un expert dans la "Boxe des Huit Trigrammes" (Bagua Quan), et la "Boxe de la forme et de la Pensée" (Xingyi Quan). Il s'agit, comme le Taiji Quan, de eux techniques du style interne. Le nouveau style créé par Sun Lutang est un mélange des éléments de ces deux techniques avec le style Wu transmit par son maitre.

 

 

LE TAIJI QUAN SIMPLIFIE
Actuellement, si le style Yang est le plus répandu en Chine populaire et en Europe Occidentale, le style Wu est pratiqué surtout à Taiwan et à Hong Kong, et largement diffusé aux Etats Unis.
Le style Chen, quant à lui, n'est plus connu que des spécialistes chinois, et il est pratiqué notamment dans sa province d'origine, le Hebei. Il en est de même pour les styles Guo et Sun, qui ne sont aujourd'hui plus guère enseignés en Chine, en raison de leur difficulté d'execution. En vue de transformer cette pratique, anterieurement accessible à une minorité, en une pratique de masse, le style Yang a fait l'objet en Chine des le debut des années 50, d'un modification de son enchainement, jugé peut etre trop long par les responsables Chinois. On a supprimé la répetition de ceraines figures dans la deroulement de l'enchainement. C'est ainsi que l'Association d'Education Physique de Beijing a abouti, en 1956, à la creation d'une nouvelle forme de Taiji Quan intitulé 3Taiji Quan simplifié" (Jian Hua Taiji Quan).
Il s'agit d'une simpification extrême de l'enchainement Yang d'ou l'on a supprimé toutes les répetitions - et supprimé des 37 mouvements restants; tous ceux qui pouvaient présenter quelques difficultés d'éxecution. Cette forme minimum comporte désormais 24 mouvements; elle vise à faciliter le plus possible la pratique (voir planche 4).
Mais avec le developpement de la discipline, on a dû céer, en Chine, une seconde forme simplifiée dite la forme des 48 mouvements. Ces formes modernes sont maintenant pratiquées en Chine, parallèlement à la forme traditionnelle du style Yang.

Style et école WUDANG

Les Arts Martiaux de Wudang sont avant tout une expression physique des principes taoïstes.

Le doux surpasse le dur.

Zhang Sanfeng est le créateur légendaire des Arts Martiaux de Wudang. L’histoire qui raconte comment il inventa le Tai Ji Quan est une illustration de la croyance taoïste qui montre que, tout comme l’eau use et transperce la roche, le doux surpasse le dur. La légende dit qu’après un long entraînement au Kung Fu de Shaolin, Zhang Sanfeng assista au combat d’un serpent et d’une grue. Il vit le serpent épuiser l’oiseau avec des mouvements ronds et fluides avant de lui porter le coup final et eu l’idée d’un nouveau Kung Fu basé sur les mouvements du serpent : le Tai Ji Quan était né.

La recherche de l’équilibre du Yin et du Yang en tant que forces de la nature, opposées mais complémentaires et inséparables.  

La pratique du Wudang Pai cherche à mettre en équilibre, au cœur de l’homme, les forces réceptrices Yin et dynamiques Yang. Ces forces ne sont pas statiques ; ainsi le Yang se transforme sans cesse en Yin et inversement ; toutefois, les taoïstes pensent qu’à chaque situation correspond un équilibre optimal du Yin et du Yang. Par le pouvoir de l’esprit et l’exercice physique, nous pouvons transformer ces énergies pour obtenir bonne santé et vie heureuse.

Accompagner naturellement le flot de la vie permet à chacun d’accomplir la totalité de son potentiel.

Le chemin du Tao est le chemin de la nature. Suivre le Tao c’est suivre le rythme naturel des événements. Ainsi, les taoïstes changent avec les saisons pour préserver leur énergie (le Qi) et l’utiliser de la façon la plus efficace afin de vivre chaque instant avec plénitude.

 

Le style Wudang, provenant du mont Wudang, est considéré comme le style le plus ancien connu à nos jours.

Le wudang quan se compose de plusieurs pratiques comme le tai chi, le qigong, le xingyi quan et le baguazhang, lesquelles auraient peu à peu pris leur indépendance pour devenir des disciplines à part entière. Il insiste sur un travail des jambes, notamment les positions basses (mabu, pubu), ainsi que sur l'ouverture du bassin. Il favorise la tonicité musculaire et la souplesse, ainsi qu’un positionnement juste du corps.

 

Voila!!!

 

Prochain article sur l'écriture chinoise

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"DÉCLINANT LES HONNEURS DANS L'INACTION, ON A L'ÂME EN PAIX. DANS LE SILENCE PUR, LE DIVIN ME PARLE ET APPARAÎT. ". Shangqing Huangting Neijing Jing, texte sacré du taoïsme religieux (VIII e siècle

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